Proust | la permanence et la durée ne sont promises à rien, pas même à la douleur

Car tant que notre coeur enferme d'une façon permanente l'image d'un autre être, ce n'est pas seulement notre bonheur qui peut à tout moment être détruit ; quand ce bonheur est évanoui, quand nous avons souffert, puis, que nous avons réussi à endormir notre souffrance, ce qui est aussi trompeur et précaire qu'avait été le bonheur même, c'est le calme. Le mien finit par revenir, car ce qui, modifiant notre état moral, nos désirs, est entré, à la faveur d'un rêve, dans notre esprit, cela aussi peu à peu se dissipe, la permanence et la durée ne sont promises à rien, pas même à la douleur.

 

Site marcel-proust.com 2021

Heroine | Nietzsche | Anthologie Nietzsche | Texto

Contact : Twitter: Films7 | Email : f7contact@gmail.com

Haut de Page